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Wall Street vue en repli, l'Europe également en baisse, reprise des hostilités au Moyen-Orient
information fournie par Reuters 08/07/2026 à 12:33

L'entrée « Wall St » de la Bourse de New York (NYSE) à New York

L'entrée « Wall St » de la Bourse de New York (NYSE) à New York

par Claude Chendjou

Wall Street est attendue en baisse mercredi à l'ouverture et les Bourses européennes sont dans le rouge à la mi-séance ‌après de nouvelles frappes américaines en Iran, tandis que le président américain Donald Trump juge que le cessez-le-feu est désormais mort. Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street en baisse de 1,32% pour le Dow Jones, de 1,01% pour le Standard & Poor's 500 ​et de 1,45% pour le Nasdaq au lendemain d'une séance dans le rouge marquée par un repli des semi-conducteurs.

À Paris, le CAC 40 perd 2,24% à 8.247,23 points vers 10h10 GMT. À Francfort, le Dax recule de 2,30% et à Londres, le FTSE fléchit de 1,63%.

L'indice paneuropéen FTSEurofirst 300 régresse de 1,84% et l'EuroStoxx 50 de la zone euro de 2,15%. Le Stoxx 600 abandonne 1,87%, pénalisé en premier par le secteur de la consommation, tandis qu'hormis l'énergie tous ses grands secteurs sont dans le rouge.

L'armée américaine a mené mercredi de nouvelles ​frappes en Iran après avoir suspendu mardi l'autorisation temporaire accordée à l'Iran pour vendre son pétrole dans le cadre du protocole d'accord signé le mois dernier par Washington et Téhéran, dont Donald Trump a jugé qu'il était terminé.

Cette reprise des hostilités au Moyen-Orient provoque une remontée des cours de l'énergie, les valeurs pétrolières et gazières figurant parmi les rares secteurs ​à être dans le vert, avec un indice de l'énergie sur le Stoxx 600 qui progresse de 1,55%.

Parallèlement, les dirigeants de l'Otan ⁠ont dévoilé mardi en Turquie des contrats d'armement d'une valeur de plusieurs dizaines de milliards de dollars, soulignant ainsi qu'ils tenaient compte des appels des Etats-Unis à dépenser davantage pour défendre l'Europe, alors même que Donald Trump exprimait sa déception envers ‌ses alliés et réitérait sa volonté de prendre le contrôle du Groenland. Le sommet de l'Alliance se poursuit ce mercredi.

"Ce n'est clairement pas ce que le marché attendait et cela pèse très lourd sur le moral des investisseurs", constate Chris Beauchamp, chef stratège marchés chez IG, en réaction aux propos de Donald Trump sur le protocole d'accord de cessez-le-feu avec l'Iran.

"Je pense que la situation va évoluer de la manière suivante : il y ​aura peut-être encore quelques échanges, puis les négociations reprendront probablement, car les deux parties le souhaitent. Le ‌protocole d'accord sera peut-être caduc, mais comme cela a déjà été le cas, il n'a pas permis d'instaurer un cessez-le-feu et de laisser les marchés se redresser", ajoute-t-il.

En attendant les ⁠indices de la volatilité à Wall Street et sur l'EuroStoxx 50 bondissent respectivement de 16,11%, à 18,73 points, et de 16,46%, à 19,54 points, à un sommet de plus d'une semaine.

LES VALEURS À SUIVRE À WALL STREET

Le secteur de l'énergie aux Etats-Unis monte fortement en avant-Bourse après l'annonce par Donald Trump de la "fin" de l'accord avec l'Iran.

Les géants pétroliers Exxon Mobil et Chevron progressent respectivement de 3% et 2,6%, tandis que ConocoPhillips, APA Corp et Devon Energy avancent de 2,3% à 2,9%.

Les prestataires de services pétroliers comme Baker Hughes, SLB et Halliburton ⁠sont indiqués en hausse de 1% à 2,2%, tandis que ‌les raffineurs tels que Phillips 66, Valero Energy et Marathon Petroleum devraient prendre de 1% à 2%.

VALEURS EN EUROPE

Dans le sillage de la remontée des cours du pétrole, à Paris TotalEnergies prend 2,92% et Maurel ⁠et Prom 5,83%, tandis qu'ailleurs en Europe, BP avance de 3,56%, Shell de 1,94% et Eni de 3,93%. Vaar Energi, Aker, Repsol, Equinor gagnent de 2% à 4%.

Dans le reste de l'actualité des entreprises, Aperam chute de 4,30% avec l'abaissement de la recommandation d'Exane BNP sur ‌l'aciériste, tandis que Lufthansa plonge de 5,54% après une dégradation de Citi.

Vistry dégringole de près de 10% après l'annonce par la société d'une perte avant impôts d'environ 30 millions de livres sterling prévue pour le premier semestre. Le secteur de ⁠la construction résidentielle au Royaume-Uni plonge de 4,7%.

PÉTROLE

Le marché pétrolier monte mercredi, touchant un sommet de deux semaines alors que Donald Trump a déclaré que le mémorandum d'entente visant ⁠à mettre fin au conflit avec l'Iran était "terminé", ravivant les craintes de ‌perturbations des approvisionnements en brut au Moyen-Orient.

Le Brent grimpe de 5,89% à 78,55 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) bondit de 5,88% à 74,60 dollars.

TAUX

Les rendements obligataires souverains en zone euro montent fortement pour atteindre leurs plus hauts niveaux en ​un mois après les dernières déclarations de Donald Trump sur le cessez-le-feu avec l'Iran et la révocation par les Etats-Unis de l'autorisation permettant à Téhéran ‌de vendre du pétrole.

Le rendement du Bund allemand à dix ans grimpe de 8,2 points de base, à 3,07%, à un pic depuis le 11 juin, tandis que le deux ans s'envole de 9,7 points, à 2,68%, au plus haut également depuis le 11 juin. Le rendement des bons du Trésor américain ​à dix ans bondit de 4,8 points de base, à 4,57%, tandis que le deux ans avance de 5,4 points, à 4,21%.

"C'est un véritable signal d'alarme pour les marchés, car on s'attendait à ce que, suite au protocole d'accord, le pétrole revienne sur les marchés", explique Aneeka Gupta, directrice d'études chez WisdomTree.

"Ce qui a vraiment changé, c'est que l'exemption concernant le pétrole iranien a disparu", a-t-elle ajouté. "Cela a supprimé une incitation essentielle au respect des règles par l'Iran", a-t-elle également noté.

CHANGES

Le dollar progresse légèrement, de 0,10%, face à un panier de ⁠devises internationales, touchant un sommet d'environ une semaine dans une séance volatile, après les propos de Donald Trump sur l'Iran.

"Le dollar américain a réagi, mais le marché a appris à relativiser les propos de Donald Trump. Ces remarques visent peut-être à amener l'opposition à la table des négociations. Néanmoins, elles ne manqueront pas d'accroître l'anxiété", prédit Jane Foley, responsable de la stratégie change chez Rabobank.

Les cambistes attendent par ailleurs à 18h00 GMT le compte rendu de la réunion de juin de la Réserve fédérale américaine (Fed), la première présidée par son nouveau président Kevin Warsh.

"Le compte rendu d'aujourd'hui permettra de clarifier à quel point les membres prennent au sérieux la possibilité de hausses de taux", souligne dans une note Francesco Pesole, stratégiste devises chez ING.

"Nous anticipons un renforcement du message restrictif, susceptible de consolider la dynamique du dollar", a-t-il ajouté, tout en précisant qu'une forte hausse n'est pas attendue.

L'euro recule de 0,06%, à 1,1404 dollar, quasiment inchangé, tandis que la livre sterling s'échange à 1,3341 dollar (-0,08%).

AUCUN INDICATEUR ÉCONOMIQUE MAJEUR À L'AGENDA DU 8 JUILLET

(Rédigé par Claude Chendjou; avec la contribution d'Ozan Ergenay, Ragini ​Mathur, Alun John, Sophie Kiderlin et Gregor Stuart Hunter; édité par Benoit Van Overstraeten)

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2 commentaires

  • 13:55

    Pour ceux qui n'ont pas compris, TRUMP demande à l'OTAN de s'armer car il sent qu'il va perdre le mi mandat et qu'il aura du mal à intervenir militairement.

    Donc si l'otan n'est pas suffisament armée on est perdu.

    Mais dans un pays isalamo gauchiste comme la FRANCE ou on libère des gens responsables de la tuerie de la rue des rosiers..
    Il faut s'attendre à tout


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